Articles des Nouvelles du 11 nov 2009, du Parisien du 14 nov 2009
Site internet des « quatre dissidents » :
Je n’apprécie pas le coup bas de M. Debain, insinuant que la motivation de ceux qui viennent de le quitter était d’obtenir des postes d’adjoints.
Mais je voudrais surtout, éclairer les Saint-Cyriens sur cette phrase qui parait de bon sens et qui est en fait une totale aberration, en affirmant qu’ils « n’étaient pas disponibles aux heures de la mairie ».Etienne Erasimus était « délégué à la préparation budgétaire et à la veille financière intercommunale ». Franchement, pourquoi voudriez-vous qu’il passe son temps en mairie ? Au contraire, à partir des données fournies par les services municipaux, on attend de lui qu’il trace les perspectives, travail de réflexion qui réclame du recul et de la réflexion. Son rôle n’est pas de signer les factures !
Jérôme Prudent était « délégué à la vie associative ». Chacun comprendra bien que les responsables d’associations, bénévoles, sont au travail aux heures d’ouverture de la mairie. A ces heures là , ce sont les scolaires qui sont dans les gymnases ou au stade, pas les associations. Les associations patriotiques, caritatives, culturelles, folkloriques… se réunissent le soir, au moment où la mairie est fermée. C’est particulièrement hors des heures de mairie qu’il lui faut être disponible s’il veut rencontrer les acteurs de la vie associative !
Eugène Ekobo était délégué « au suivi de l’action de la police municipale, à la sécurité, à la prévention de la délinquance ». Or, il se trouve que M. Ekobo, de par sa profession est disponible en journée.
Sandrine Lanfranchini n’avait pas de délégation. Comme ses collègues elle était présente lors des conseils municipaux ou dans les commissions, toutes choses qui se déroulent… en dehors des heures d’ouverture de la mairie.
S’ils avaient été , par exemple, chargé des travaux, j’aurais compris l’argument. Les entreprises de travaux travaillent en journée, et visiter un chantier quand les entreprises ne sont pas là , ce n’est effectivement pas très efficace. Mais sur les délégations dont on parle, ce n’est pas la priorité. Je préfère un délégué aux finances dont la compétence est indiscutable, un délégué aux associations qui soit présent auprès des associations, un responsable de la sécurité disponible à toute heure pour voir la réalité (y compris quand la police municipale est fermée), plutôt que des conseillers qui sont en mairie comme on allait à la cour du roi. Aux courtisans, je préfère ceux qui se démènent pour leur ville. Cela me distingue radicalement de M. Debain.
Daniel Farnier
Président d’Agir Pour Saint-Cyr





J’ai toujours pensé que l’argument de la disponibilité avancé par Monsieur Debain était là uniquement pour masquer l’incompétence notoire de certains adjoints …..
Personnellement je suis très choquée que l’on puisse retenir le critère de la disponibilité avant celui de la compétence …..
Anne Barré
Il est assez curieux d’entendre un maire qui est passé directement du statut de non membre du conseil municipal à celui de maire venir expliquer « qu’il fallait qu’elles fassent leur preuve » avant de devenir adjoint.
Après réflexion, quand on fait le bilan de M. Debain, on se dit que la remarque a peut être du vrai.
Monsieur le Maire s’est érigé en chevalier blanc pourfendeur de la traitrise. Pourtant, avec autant de défections dans son propre camp en si peu de temps, on s’interroge : s’est – il montré si honnête que cela avec ses colistiers ?