Article des Nouvelles du 25 novembre 2009
Tracts distribués par les syndicats du personnel municipal.
Cherchez où est le problème :
- A Versailles Grand Parc, M. Debain est considéré comme « le canard boiteux » par les maires des autres communes (déclaration à la presse).
- Un de ses colistiers sur 4 le quitte en le critiquant publiquement.
- Les élus du personnel demandent que leurs problèmes soient enfin traités alors que de nombreux cadres qui avaient fait preuve de leur compétence sont partis dans les derniers mois.
Réponse de M. le Maire aux représentants du personnel
Tract sur le stress
La mémoire est parfois impitoyable…
Qui écrivait en mars 2007 : « Plusieurs d’entre vous nous ont exprimé leurs inquiétudes suite au départ du Directeur Général des Services.
Si ??? s’étonne de la rapidité de son départ, elle souhaite le saluer pour la richesse des débats échangés depuis 4 ans et des résultats constatés grâce au dialogue social. »
Découvrez-le ici pour mesurer la brutale dégradation du climat soical, qui, comme l’a fait remarquer l’ancien délégué à la préparation budgétaire, s’accompagne d’une dérive inquiétante de la masse salariale. Quand le personnel travaille dans un mauvais climat, l’efficacité s’en ressent, les fausses économies se transforment en vrai dérive financière.






De la curieuse conception du dialogue de M. Debain :
1/ Il y a deux parties dans sa lettre :
- la première dans laquelle M. Debain abreuve les représentants du personnel de propos méprisants et accusateurs tels que : « teneur outrancière », « refuser le dialogue », « jamais été constructif », « pas digne de confiance », « billet d’humeur », « fuyant vos responsabilités », « étalage de tant de contrevérités, de procès d’intention et d’amalgames inconsidérés », « litanie grandiloquente ».
Ceci s’accompagne d’une moquerie : « quelle position constructive, quel remarquable exemple d’ouverture et de respect de la démocratie ! » et même d’une menace : « je n’irai pas au delà , cela ne serait pas flatteur et ce genre de procédé me répugne. »
- en fin de lettre il invite les représentants du personnel à « faire fi de tout cela pour retrouver rapidement le chemin d’un dialogue sérieux, de qualité et à la hauteur des circonstances ».
Personnellement j’ai remarqué que quand on veut établir le dialogue, mieux vaut ne pas commencer par un réquisitoire en forme de condamnation d’avance.
2/ notez ce passage : »Vous demandez-donc que je vous reçoive… Mais c’est avec Madame Chollet qu’il faudra que vous preniez rendez-vous ».
Les représentants du personnel ont manifestement un problème de dialogue avec leurs interlocuteurs habituels. Ils demandent à s’adresser à celui qui est le premier responsable de la gestion du personnel : quoi de plus normal. Après tout, mieux vaut ouvrir la discussion directe, quitte à y mettre des conditions, plutôt que de s’enferrer dans la crise.
3/ l’attitude excessivement interventionniste de la Directrice Générale des services est soulignée. Certes son tempérament n’y est pas pour rien et cette même attitude, dans les commissions et au conseil municipal, indispose les élus des groupes non majoritaires. Mais l’essentiel du problème n’est pas là . Si les adjoints et délégués maitrisaient leurs dossiers, Madame la DGS resterait naturellement dans son rôle qui est de conseiller sur les questions pointues.
Un élu n’est pas là seulement pour appliquer la règlementation, il est là pour faire de la politique, c’est à dire gérer la cité. Gérer c’est prévoir, c’est définir une stratégie, des objectifs et des moyens pour les atteindre. Il suffit d’assister au conseil municipal pour mesurer à quel point ce qui reste de l’équipe majoritaire en est incapable.