L’équipe municipale s’est fait élire en faisant une triple promesse : baisser les impôts (de 3 à 5%), diminuer la dette de 30% et doubler l’investissement.
Précisons ce qu’est l’investissement, en regardant le tableau ci-dessous, diffusé lors de la présentation du budget 2010 :
J’ai proposé, sans être contredit, de retenir ce qui correspond à une augmentation du patrimoine de la commune ( bâtiments, véhicules, ordinateurs…) ainsi que les études qui les accompagnent. Cela correspond aux chapitres 20, 21 et 23. A partir de là , le calcul est simple : la moyenne de la somme consacrée chaque année aux chapitres 20, 21 et 23 sur le mandat précédent est de 3,5 millions d’euros. Pour le doubler, il faut porter cette somme à 7 millions d’euros. Or elle est de 3.807.712 €uros dans le budget 2010. (4.500.314 €uros en 2009). Remarquons au passage que plus M. Debain affiche son volontarisme por l’investissement, plus celui-ci diminue !
Le tableau ci-dessous permet de comprendre comment les investissements peuvent être financés :

Les sources de financement possibles sont au nombre de 4 :
- Le Virement de la section de fonctionnement : le budget de fonctionnement des communes (les dépenses qu’on retrouve tous les ans telles que les charges de personnel, l’électricité..) est excédentaire car c’est lui qui reçoit les dotations de l’État et les impôts. Une partie de ce surplus est transféré (opération d’ordre) vers le budget d’investissement.
- Les dotations, fonds divers et réserves : les dotations d’investissement ont un niveau toujours bien plus faible que les dotations de fonctionnement ( en 2010, pratiquement 10 fois moins pour Saint-Cyr)
- Les subventions d’investissement qui sont une aide attachée à une ou plusieurs opérations d’investissement
- Les emprunts et dettes.
On constate que la promesse de doubler l’investissement est impossible à tenir.
- on ne peut pas prendre plus sur un budget de fonctionnement qui est si serré que le maire a décidé de supprimer la cérémonie des vœux,
- les dotations, même si elles doublaient, ne sont pas à la hauteur de l’enjeu, et encore moins les subventions d’investissement,
- il faudrait donc augmenter le niveau des emprunts, mais le maire veut les diminuer.
Comme la promesse est intenable, la majorité municipale plutôt que de le reconnaître tente de nous vendre une seconde entourloupe après celle de la baisse de la fiscalité communale qui est en réalité une baisse de la fiscalité intercommunale.


