Article des Nouvelles du 10 février 2010
Editorial
Que les choses soient claires : qu’on me surnomme « big moustaches » ou qu’on transforme mon nom en Daniel Fermier ne me gêne aucunement. Je l’avais d’ailleurs dit au journaliste, « Big moustaches » me fait plutôt sourire. Il se trouve que j’aime beaucoup les guignols, et les humoristes me font rire assez facilement quand ils mettent à nu les travers des responsables politiques. En fait, cela dépend surtout du talent que je leur reconnais, mais en tous cas je trouve démocratiquement sain qu’on puisse critiquer, même avec férocité.
Là où je ne suis plus d’accord, c’est quand un site internet est réalisé par un responsable politique qui s’avance masqué, en cachant sa véritable identité et qui prétend manier l’humour alors qu’en réalité il se vautre dans la polémique politicienne la plus stérile. C’est trop facile de critiquer et puis, quand la critique est démontée, de dire que c’était pour rire. Une nouvelle fois, M. Buono montre son incapacité à assumer ses positions. Il a encore besoin de se travestir, de se faire passer pour un autre. Des Saint-Cyriens qui avaient découvert son blog par hasard nous ont demandé qui en était l’auteur. Quand je leur ai dit qu’il s’agissait d’un adjoint au Maire, certains ne voulaient pas le croire. C’est un peu comme dans l’histoire de Fernand Raynaud : « je ne suis pas bête puisque je suis douanier » devient « il n’a pas pu écrire ça puisqu’il est adjoint ». Et bien si, nous avons là une nouvelle illustration du sens tout particulier de l’éthique de M. Debain et de son « équipe resserrée ».
Il faut bien comprendre que M. Buono joue le rôle du provocateur, et nul ne peut imaginer qu’il puisse publier son blog sans l’accord de M. Debain. Leur objectif est de nous faire perdre notre sang froid à force d’être trainé dans la boue. Au moindre propos maladroit, le maire fera une déclaration outragée dans le magazine municipal, se posant en donneur des leçons qu’il ne s’applique jamais à lui même.
Tout cela ne nous empêchera pas de continuer à vous proposer sur le site d’Agir Pour Saint-Cyr : des informations, des analyses, des témoignages et des propositions. La meilleure réponse se trouve dans l’élévation du débat et non dans l’abaissement vers lequel on veut nous entrainer. Si nous en jugeons par la comparaison du nombre de connexions entre nos sites, nous pouvons rester sereins sur ce qui intéresse vraiment les Saint-Cyriens.
Daniel Farnier
301, c’est le nombre de visites sur notre site hier. Ce chiffre est d’autant plus remarquable que nos derniers articles, consacrés au budget, n’étaient pas d’une lecture particulièrement facile. Voir qu’autant de Saint-Cyriens s’intéressent à l’avenir de leur ville est pour nous un réconfort et un encouragement.



