Article du Parisien du 13 mars 2010
Il faut savoir que :
- la demande pour organiser le loto le vendredi 12 mars 2010 à partir de 20h a été faite par les organisateurs depuis plusieurs mois,
- ce loto est organisé depuis plus de trente ans,
- la date des élections régionales a été annoncée le 4 novembre 2009 par le secrétaire d’État aux Collectivités territoriales Alain Marleix,
- l’accord de la municipalité a été confirmé le 17 février au directeur de l’école,
- l’annonce du loto est encore présente sur le site internet de la ville lundi 15 mars,
- les organisateurs n’ont été informés de son annulation que le mardi précédant.
La municipalité a donc eu tout le temps nécessaire pour demander un report de cette soirée si elle lui posait un problème d’organisation.
Par ailleurs, l’argument du manque de disponibilité est fallacieux. Le loto ayant lieu le vendredi soir, il était parfaitement possible de préparer les locaux dans la journée du samedi.
Depuis toujours, les organisateurs veillent à rendre une salle propre et rangée. S’il était absolument impossible de trouver du personnel communal disponible pour finir le rangement et installer le bureau de vote le samedi (hypothèse non réaliste), il était possible de faire appel à une société extérieure. Certains se souviennent même, qu’il est arrivé que la kermesse se déroule le samedi précédent une élection, et une kermesse, ça génère autrement plus de désordre qu’un loto !
La municipalité avait donc la possibilité de trouver des solutions, même quelques jours avant.
On peut encore imaginer une défaillance dans l’organisation des services municipaux qui ne se seraient rendu compte que tardivement d’une difficulté. C’est la preuve d’une considérable incompétence, d’une mauvaise organisation des services municipaux, mais, on peut l’imaginer.
En revanche, faire porter toutes les conséquences de cette incompétence sur les parents d’élèves, privant parents et enfants d’une soirée conviviale qui forge des liens d’amitié et de solidarité dans tout un quartier (300 participants !), c’est absolument inexcusable. Quand on fait une erreur, on la répare. Si on ne la répare pas, alors que c’est tout à fait possible, c’est qu’il y a une volonté de nuire. Le refus du maire d’en discuter au conseil municipal, en dit long sur son mépris.
Si cette triste affaire peut avoir un effet bénéfique, c’est de faire prendre conscience aux Saint-Cyriens de la malhonnêteté cynique dont est capable la majorité municipale (priorité aux familles affirmait le magazine municipal en février !).
Nous invitons les Saint-Cyriens à mesurer non pas la différence entre les parole et les actes, mais comment les paroles sont utilisées pour mener une politique inavouable (souvenez-vous aussi de la disparition du goûter des anciens au moment de la nouvelle année, autre moment convivial bien utile pour souder la communauté Saint-Cyrienne).
Article des Nouvelles du 17 mars 2010





Ce genre de situation et de comportement est indigne. J’ai signé la pétition sur le marché. Mais je pense que ce traitement extrêmement cavalier de la population, ce rejet des efforts de ceux qui Å“uvrent pour donner un peu de convivialité à notre ville, mérite davantage de publicité envers nos concitoyens.
Il existe des sites pour faire des pétitions en ligne, ce qui permettrait à des personnes non directement concernées de faire connaître leur point de vue.L’action pourrait ainsi être relayée par des sites comme celui-ci.
Bonjour Evelyne,
Cette action doit rester celle des parents.
Nous la soutenons, nous la faisons connaître, mais nous ne voulons pas nous substituer à eux.
Permettre à tout Saint-Cyrien d’apporter son soutien est une bonne idée, mais c’est aux parents d’élèves et aux amis de Romain Rolland de le décider. S’ils choisissent de la faire, ils peuvent compter sur notre soutien.
Daniel Farnier