L’interview de l’adjoint chargé des associations dans le dernier bulletin municipal est un magnifique exemple de langue de bois. Qui n’est pas au fait de la réalité, peut se laisser prendre. Mais ne vous inquiétez pas, Agir pour Saint-Cyr va vous décrypter tout cela.
Intéressante l’affirmation suivant laquelle la municipalité travaille étroitement avec toutes les associations et cherche par tous les moyens à donner satisfaction.
Quelques exemples d’une réalité toute différente :
- iniquité dans le prêt de salle,
- mauvais entretien des locaux mis à disposition : ici, sans oublier ici,
- limitation injustifiée de l’affichage associatif,
- suppression de la manifestation organisée par l‘association des commerçants,
- main mise sur le comité de jumelage,
Nous ne prétendons pas que les relations entre la municipalité et les associations se résument à ces dysfonctionnements, mais en tous cas, leur existence prouve que la municipalité ne peut pas sérieusement prétendre travailler avec toutes les associations, ni qu’elle cherche par tous les moyens à leur donner satisfaction.
En ce qui concerne l’augmentation des subventions en 2009, nous avons montré qu’elle ne représentait qu’un rattrapage de l’inflation non prise en compte ces dernières années. Plus grave, ceci ne permet pas aux associations de faire face à l‘arrivée des nouveaux habitants.
La municipalité a vraiment essayé de diminuer la subvention à l’Amicale Laïque, comme le montre la décision votée lors du conseil municipal du 11 mars 2010. Sa tentative de limiter la subvention à 30.000 € étant contraire aux engagements pris avec Versailles Grand Parc, la majorité municipale a été contrainte de rajouter les 15.000 €uros permettant d’atteindre les 180.000 €uros versés en 2009.
Admirons le remarquable rétropédalage de l’adjoint aux associations qui nous explique qu’il change d’idée, après avoir pris connaissance du budget définitif de l’Amicale Laïque. Ce budget lui avait été remis avant le conseil du 11 mars… afin que la municipalité puisse verser une subvention.
La déclaration dans le magazine municipal est une distorsion éhontée de la vérité. Le plus grave, c’est que la situation financière de l’Amicale Laïque est très difficile, du fait du désengagement financier de la municipalité à son égard. L’association vient de nouveau de décider d’augmenter ses cotisations, mais cette politique ne peut être indéfinie, et n’est pas suffisante.
L’argument suivant lequel l’aide municipale ne se limite pas à une subvention, mais comprend aussi des mises à disposition de locaux ou de personnel est tout à fait juste. Sauf qu’il est étrange de l’avancer pour une association qui n’est pas la plus coûteuse de ce point de vue. La plupart des disciplines sportives nécessitent des locaux (gymnase, stade) dont l’entretien est autrement plus coûteux qu’une salle de musique ou de poterie. Qui a dit “quand on veut tuer son chien on l’accuse d’avoir la rage” ?
Avant 2001, la gauche avait cru trouver un moyen de faire des économies en reprenant la gestion des centres de loisirs. En réalité, l’association grâce aux bénévoles peut proposer des activités pour un moindre coût. Nous invitons la municipalité à bien réfléchir avant de continuer une politique qui ressemble indéniablement à une tentative de casser l’Amicale Laïque. Elle n’a pas grand chose à y gagner, et les Saint-Cyriens ont beaucoup à y perdre.
Article des Nouvelles du 19 mai 2010





