Nous publions le magazine municipal car seul celui du mois en cours reste disponible sur le site internet de la mairie. Il est pourtant parfois intéressant de retrouver d’anciens numéros.
Et ils osent appeler ça « un ajustement mesuré » !
Bel exercice de langue de bois par notre adjoint aux finances. 10% d’augmentation des tarifs, cela devient « un ajustement mesuré ». Franchement, j’aimerais un pareil ajustement mesuré de mon salaire. D’autant que la liste des augmentations massives des tarifs municipaux commence à sérieusement s’allonger :
- spectacles à Gérard Philipe,
- centre médico sportif
- bar du Case Ô Art
- concessions du nouveau cimetière, malgré un état d’abandon scandaleux
- restauration scolaire et périscolaire.
Comme aurait dit Coluche, il y en a pour tout le monde : culture, sport, élèves et même la mort, tout subit des ajustements mesurés.
Rappelons que M. Debain a été élu en promettant une baisse d’impôt qu’on n’a toujours pas vu venir. Car tout de même, ceux qui aujourd’hui se permettent de faire la leçon sur « la France qui vit à crédit depuis 36 ans », sont ceux qui qui se sont faits élire à Saint-Cyr en 2008 en promettant tout à la fois de baisser les impôts (3 à 5%), de doubler l’investissement tout en diminuant l’endettement (-30%). Augmenter les dépenses tout en diminuant les recettes : ce n’est tout simplement pas tenable.
Cette façon de promettre n’importe quoi, puis de mener une politique exactement contraire en la justifiant par des arguments cyniques est caractéristique de cette majorité municipale.
Daniel Farnier
La gauche écrit dans sa tribune libre : « Soucieux du pouvoir d’achat des StCyriens, nous avons proposé, lors du dernier conseil municipal, que cette hausse soit étalée au pis-aller sur 5 ans. Hélas, les élus UMP et leurs dissidences ne nous ont pas suivis. »
Agir Pour Saint-Cyr étant composé de toutes tendances politiques (hormis les extrêmes) nous ne sommes pas, semble-t-il visé. Néanmoins, nous n’avons pas approuvé cette proposition, tout en étant pleinement soucieux du pouvoir d’achat des Saint-Cyriens.
Nous n’avons pas approuvé cette proposition, car la méthode ne nous semble pas bonne. Plutôt que d’entrer dans une surenchère de propositions (5% à ma gauche, combien à ma droite ?), nous souhaitons voir établis des principes clairs. Accepter une augmentation de 5% sans la justifier par une analyse argumentée du besoin, c’est ouvrir la porte à une généralisation des augmentations de 5%. Si on accepte 5% là dessus, alors pourquoi refuser 5% ailleurs ? Nous, nous préférons dire : s’il faut augmenter de 5%, nous voulons qu’on nous explique clairement pourquoi.
Expliquer, comme dans l’article du magazine municipal, qu’on augmente parce que la commune subventionne de façon importante, n’est pas en soi une justification. Si nous payons des impôts, c’est bien pour financer des services à la population. Pour ce qui est des cantines scolaires, nous sommes attachés à ce que cette aide s’adresse à tous les enfants, en proportion des moyens des parents, certes, mais tous doivent en profiter. Sinon, certains ont le sentiment de toujours payer pour les autres.
La question posée méritait donc plus qu’une proposition insuffisamment réfléchie.
Daniel Farnier







Rencontre avec Daniel Guerson qui me fait remarquer que nous avons voté la proposition de son groupe et que nous n’étions donc pas visé par leur tribune libre.
Il a effectivement raison, car ils se sont déclarés ouverts à toute autre proposition allant dans le sens d’un étalement des hausses de tarifs. L’essentiel pour nous étant de montrer notre désaccord face à une augmentation trop brutale pour les familles Saint-Cyriennes, nous avons en définitive décidé de soutenir leur proposition.
Il n’en reste pas moins que cette proposition n’était pas satisfaisante en ce qu’elle ne correspondait pas à des principes clairs qui pouvaient s’appliquer dans d’autres circonstances. Par exemple nous n’avons pas approuvé la proposition d’augmenter de 10% la subvention à l’Amicale Laïque faite par la gauche lors de ce même conseil. Non que nous trouvons que l’Amicale Laïque est trop aidée (nos lecteurs savent ce que nous en pensons) mais parce que nous sommes « favorable à une réflexion avec l’association sur la politique à mener et qui permette à celle-ci d’avoir une vision à moyen terme sur les soutiens financiers auxquels elle peut prétendre » (compte-rendu officiel du conseil municipal).