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La majorité municipale perd son sang froid

La majorité municipale a fait placarder une affiche pour le moins agressive à notre égard. Nous n’avons pas l’intention de nous abaisser au niveau où elle fait tomber le débat, mais il est intéressant de voir qu’une simple analyse de ce texte permet de détecter la manipulation politique, même pour ceux qui n’étaient pas présents lors du dernier conseil municipal.


Nous sommes tout d’abord accusés « d’avoir fait venir une centaine de personnes (dont de jeunes enfants !) pour perturber le conseil municipal. »

Quand le maire et sa majorité inventent un complot
On est quand même super fort : on siffle et immédiatement une centaine d’adhérents du CAO viennent pour perturber le conseil municipal, n’hésitant pas à mobiliser de jeunes enfants dans ce noir dessein. Franchement, on a envie de rire d’une argumentation pareille. En réalité, les responsables du CAO ont appelé leurs adhérents à venir assister au conseil municipal parce qu’une avance sur subvention pour le CAO était proposée au vote. Leur présence s’explique totalement par l’importance de ce débat pour le bon fonctionnement de l’association, et aucunement par un complot imaginaire. Ce n’est pas la première fois à Saint-Cyr que des membres d’associations décident d’être présents lors d’un conseil municipal. Parfois ceux-ci demandent à prendre la parole pour expliquer leurs demandes. Là, même pas, ils se sont installés comme ils pouvaient pour ne pas gêner les élus et ont écouté attentivement les débats. Je peux vous assurer que, si nous comprenons les préoccupations des sportifs, nous n’avons aucunement participé à cette mobilisation. Ils n’ont pas attendu « Agir Pour Saint-Cyr » pour « Agir pour le CAO » !

L’accusation suivante m’a estomaqué : Après trois rappels à l’ordre à ce public de circonstance, dont les manifestations bruyantes rendaient les débats inaudibles. »

Quand le maire, mis en minorité, s’en prend au public
Personnellement je ne me souviens que de deux rappels à l’ordre, c’est dire si le troisième a été notable. L’un des deux est survenu quand un ancien élu de Saint-Cyr a traversé le fond de la salle pour s’adresser à voix basse à une autre personne. Le bruit était insignifiant, il ne trainait pas les pieds, il ne faisait pas de geste particulier : il a marché, s’est accroupi et a parlé à voix basse. Si le maire n’était pas intervenu, les débats n’auraient pas été perturbés. Le deuxième s’est produit quand le maire a demandé à une partie du public qui se trouvait derrière des élus de se retirer. Les élus ayant fait savoir qu’ils n’étaient pas dérangés, l’incident n’est pas allé plus loin. Je précise que cette partie du public, adossée au mur ne bougeait pas, ne parlait pas et ne faisait pas de signe. Si le maire n’était pas intervenu, les débats n’auraient pas été perturbés. Chacun comprendra que trois brefs incidents en plus de deux heures, qui auraient pu être évités sans la nervosité du maire, cela est tout à fait surmontable, sauf pour un maire qui perd son sang froid en voyant sa majorité le mettre en … minorité.

En ce qui concerne l’ensemble du public, a-t-il à un moment créé un chahut ? Jamais. A-t-il perturbé le conseil par des cris ou autres vociférations ? Jamais. Est-ce qu’à un moment un élu a demandé au Maire de faire taire le public ? Jamais.

Enfin, en ce qui concerne l’affirmation que les débats devenaient inaudibles, je me permets de rappeler que les conseillers municipaux disposent d’un micro pour leurs interventions. A aucun moment un élu qui intervenait n’a essayé de forcer sa voix dans le micro. Faudra-t-il que nous demandions les enregistrements sonores et que nous les publions pour que les Saint-Cyriens puissent mesurer à quel point la majorité municipale leur ment ?

Continuons avec le « débattre sereinement des délibérations qui intéressent la vie des Saint-Cyriens est bien le cadet des soucis de l’opposition qui a préféré quitter le conseil municipal à la quinzième des 27 délibérations »

Quand la majorité municipale délire contre les élus
C’est quand même extraordinaire. Après trois ans de mandat et ces centaines de délibérations, l’opposition unanime ne veut plus travailler. Après avoir discuté des subventions en 2008, puis en 2009, puis en 2010, voilà qu’en 2011, brutalement cela ne l’intéresse plus. On a participé à des conseils pendant des dizaines et des dizaines d’heures, on est resté jusqu’à deux heures du matin pour traiter consciencieusement chaque point, et là tout d’un coup ça ne nous intéresse plus. Franchement, il n’y a pas besoin d’avoir été présent au conseil municipal pour comprendre que ce raisonnement ne tient pas. Même un extra terrestre se dirait : il y a bien dû se passer quelque chose pendant ce conseil pour que des élus réagissent ainsi. En réalité, il s’est passé deux choses qui ont fait que les conditions de sérénité ne pouvaient plus être respectées : un tripatouillage de vote et une expulsion du public sans raison sérieuse (voir notre article « retour sur le conseil municipal du 24 mars. »)

Je préfère passer sur la suite de ce triste texte. Il ne s’agit que d’affirmations sans fondement qui ont néanmoins l’avantage de révéler la véritable mentalité de la majorité municipale.

Nous savons que beaucoup de Saint-Cyriens ont voté pour des gens qu’ils pensaient honnêtes. Ils découvrent qu’ils ont élu une bande de cyniques qui tente de les manipuler.

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