Signez la pétition en ligne : ici.
Des travaux devenus vraiment urgents
Un immeuble plutôt sain… mais qui en 40 ans n’a bénéficié d’aucune forme de rénovation.
Il est évident qu’il fallait faire des travaux dans ce foyer : fenêtres qui ne ferment pas, portes qui ne coulissent plus ou qui ne sont plus aux normes incendies, chaufferie d’origine à remplacer, revêtements de sol et sanitaires à remplacer, peintures et faux plafonds à refaire… Notons néanmoins qu’une étude réalisée en 2004 concluait : « l’ensemble est bien construit et dans un bon état de conservation ». Autrement dit, un immeuble plutôt sain… mais qui en 40 ans n’a bénéficié d’aucune forme de rénovation. Il était donc grand temps d’intervenir.
La disparition du foyer Laroche est un choix de M. Debain, ce n’est pas la conséquence des travaux.
A ce propos, alors que nous reprochions à M. Debain de faire disparaître le foyer Laroche, celui-ci nous a répondu « mais vous avez été les premiers à me demander les travaux ! ». Nous avons effectivement demandé des travaux, mais pour assurer la pérennité du foyer, pas pour qu’il disparaisse. Généraliser ce raisonnement pourrait donner des situations surprenantes. La ville a financé des travaux dans l’église. Est-ce que M. le curé serait satisfait si à l’issue des travaux on lui avait annoncé que l’église était devenu un temple, une synagogue ou une mosquée ? Les menuiseries de la salle du conseil municipal ont été changées, on ne l’a pas pour autant transformée en salle de billard ! Et le gymnase Jean Macé qui a été totalement refait après un incendie, il n’est pas devenu une cantine scolaire. M. Debain utilise fréquemment des arguments dilatoires pour faire oublier l’essentiel. La disparition du foyer Laroche n’est pas une conséquence des travaux, c’est
un choix de M. Debain contraire à sa promesse de conserver le foyer.
Le financement
La construction de l’immeuble du foyer résidence a été réalisée par la société d’HLM « Immobilière 3F », qui laisse le Centre Communal d’Action Sociale de la ville gérer le foyer moyennant une redevance. Malheureusement, les 3F n’ont pas souhaité continuer une action qui s’éloignait du cÅ“ur de son activité de loueur social. Ceci est parfaitement leur droit, et nous n’avons pas de commentaire à faire… sauf que la convention faisait du CCAS de Saint-Cyr le seul gestionnaire du foyer jusqu’au 25 avril 2014 (article 1 de la Convention renouvelée en 1999). Nous reviendrons sur ce point essentiel la semaine prochaine.
D’après le maire, la commune n’a pas les moyens d’acheter le foyer.
Depuis 40 ans la ville est capable de verser une redevance à I3F pour rembourser les emprunts, et elle serait incapable de souscrire un emprunt pour l’acquérir et le rénover !
Or, que s’est-il passé depuis 40 ans. La ville a payé une redevance aux 3F, redevance qui servait principalement à rembourser les emprunts souscrits par I3F pour financer la construction du foyer (
voir d’ailleurs l’article 1 de la Convention qui indique que la date du 25 avril 2014 est la « date de l’expiration du remboursement du prêt principal ayant financé la construction du bâtiment »). Autrement dit, depuis 40 ans la ville est capable de verser tous les ans une redevance à un tiers pour qu’il rembourse les emprunts souscrits pour la construction, mais cette même ville serait désormais incapable de souscrire un emprunt directement pour acquérir cet immeuble ancien et le rénover !
M. Debain se moque des Saint-Cyriens en général et des Saint-Cyriens âgés en particulier.
Pour faire face au coût, il y a les loyers payés par les locataires
Il ne faut jamais oublier que, quel que soit le montage financier, les emprunts nécessaires sont en très grande partie remboursés par les loyers versés par les locataires. On ne peut pas raisonner comme pour une école, un gymnase, une piscine, une annexe de la mairie… où les frais engagés ne sont pas équilibrés par ce que paient les usagers. Là , la part qui reste à assumer par la ville correspond à l’aide qu’elle peut apporter à ceux dont les moyens financiers ne permettent pas de verser un loyer standard, même en percevant d’autres aides (APL notamment). Mais c’est déjà le cas. Il n’y a d’ailleurs pas de raison que le loyer de référence ne soit pas équivalent à celui d’un logement de taille similaire dans le privé. Il existe, heureusement, de plus en plus ds personnes âgées qui n’ont pas besoin d’aide financière, et n’en réclament pas. Elles sont simplement âgées et recherche un logement adapté et une environnement paisible et sécurisé.
Ce foyer doit être ouvert aux personnes âgées autonomes qui en ont besoin, les revenus ne devant pas être un obstacle, ni dans un sens ni dans l’autre. Ceux qui ont besoin d’être aidé pour pouvoir se loger continueront à l’être. Dans tous les cas, cela coûtera moins cher aux familles et à la collectivité que de devoir les intégrer dans des structures plus lourdes, plus ou moins médicalisées.
Mieux vaut investir et devenir propriétaire du bâtiment que de perdre le foyer.
Là où cela devient ubuesque, c’est quand on prend conscience que I3F demande à la ville de
cautionner ses emprunts. En empruntant nous même, nous prenons le risque qu’il n’y ait pas suffisamment de locataires. Sauf que dans ce cas, on est propriétaire et, au grand pire, nous pourrions revendre l’immeuble (rappelons que pendant 40 ans, alors que la ville était moins peuplée et que l’immobilier était moins tendu nous avons assumé ce risque). En cautionnant les emprunts d’I3F, si celle-ci fait défaillance, nous serions appelé à les rembourser sans pouvoir nous défiler. En réalité, nous prenons plus de risque en passant par un tiers qui nous fait cautionner ses emprunts, qu’en empruntant directement.
Non à la gestion opaque et mensongère de la rénovation du foyer Laroche. Oui à une solution transparente et respectueuse des droits des seniors !
Merci pour votre action.
Famille LAROCHE